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	<title>Voyage photographique &#187; Crémation</title>
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		<title>Pashupatinath et Bodnath</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 10:43:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Lance</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.voyagephotographique.fr/voyage/nepal/pashupatinath-bodnath/" title="Pashupatinath et Bodnath"><img src="http://www.voyagephotographique.fr/wp-content/uploads/yapb_cache/mg_6150_web.ep6daagxrx6scg40ss8gkw40o.a9sxxja1njre4og884ksckowg.th.jpeg" width="180" height="120" alt="Pashupatinath et Bodnath" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" /></a><a href="http://www.voyagephotographique.fr/voyage/nepal/pashupatinath-bodnath/" title="Pashupatinath et Bodnath"><img src="http://www.voyagephotographique.fr/wp-content/uploads/yapb_cache/mg_6150_web.ep6daagxrx6scg40ss8gkw40o.a9sxxja1njre4og884ksckowg.th.jpeg" width="180" height="120" alt="Pashupatinath et Bodnath" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" /></a>16 octobre Il nous reste deux lieux principaux à visiter dans les environs immédiats de Katmandou : le temple de Pashupatinath, lei dédié à Shiva le plus sacré du Népal. J’ai même rencontré des indiens qui le connaissaient. Le second lieu est Bodnath, encore un lieu de culte, mais bouddhiste cette fois. Je ne sais pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.voyagephotographique.fr/voyage/nepal/pashupatinath-bodnath/" title="Pashupatinath et Bodnath"><img src="http://www.voyagephotographique.fr/wp-content/uploads/yapb_cache/mg_6150_web.ep6daagxrx6scg40ss8gkw40o.a9sxxja1njre4og884ksckowg.th.jpeg" width="180" height="120" alt="Pashupatinath et Bodnath" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" /></a><p><strong>16 octobre</strong></p>
<p>Il nous reste deux lieux principaux à visiter dans les environs immédiats de Katmandou : le temple de Pashupatinath, lei dédié à Shiva le plus sacré du Népal. J’ai même rencontré des indiens qui le connaissaient. Le second lieu est Bodnath, encore un lieu de culte, mais bouddhiste cette fois. Je ne sais pas s’il s’agit d’un grand quartier ou d’un petit village qui se serait fait absorber par l’expansion de la capitale&#8230; appelons-le quartier, le quartier tibétain de Katmandou. La zone connue des touristes s’organise autour de l’un des plus grands stupas du monde, et c’est à celui-ci que nous nous rendrons après Pashupatinath.</p>
<p>J’avais été très agréablement impressionné par ce haut lieu de l’hindouisme l’an dernier. Le fait que j’y sois allé de nuit la première fois y est sans doute pour quelque chose. Un soir de pleine Lune, à la fin d’une cérémonie dédiée à notre satellite, l’ambiance était assez mystique. D’autant qu’au bord de la Bagmati, rivière sacrée qui traverse Pashupatinath, se trouvent des burning ghats, et une crémation avait lieu ce soir-là.<br />
Je ne sais pas avec certitude ce qui m’a tant déçu cette année en y allant avec Guillaume&#8230; peut-être est-ce le prix d’entrée de 500 roupies, augmenté récemment et « only for tourists ». Surtout quand aucun aménagement ne semble avoir profité, en un an et demi, du tarif préférentiel accordé aux touristes. Cela m’a sans doute désappointé un minimum. Mais le problème est peut-être plutôt que, ayant tellement apprécié l’endroit, j’en ai gardé un souvenir trop précis de nombre de ses recoins, en idéalisant éventuellement l’ambiance que j’avais ressentie lors de mon premier passage.<br />
Bref, ça ne m’a pas autant plu. C’est pourtant un site très intéressant, un peu l’équivalent de Varanasi, au Népal et en plus petit. En entrant dans l’enceinte on se trouve directement à côté de quelques petits temples, au bord de la rivière. C’est sur cette rive qu’ont lieu les crémations, sur des plateformes construites à intervalle régulier, au milieu des marches qui descendent jusqu&#8217;au niveau de l’eau. Un pont traverse la Bagmati pour donner sur d’immenses escaliers, qui monte la colline avoisinante. Mais restons encore au bord du cours d’eau. Sur la rive des ghats, une fois qu’on est sur celle opposée, on peut voir le temple de Pashupatinath lui-même. Le nom se réfère souvent à la fois au temple et aux ghats et tout le parc qui se trouve sur la rive d’en face, mais je pense que c’est surtout le temple qui est important pour les hindous. C’est un grand bâtiment à un étage, construit comme la majorité des temples népalais, si ce n’est que les deux toits sont entièrement recouverts d’or. Il est dédié à Shiva, si bien qu’on retrouve dans la cour intérieure, tournée vers lui, une colossale statue de taureau en or, la monture du dieu. Elle n’est toutefois qu’apercevable par les touristes non hindous, qui n’ont pas le droit de pénétrer dans le temple lui-même. Il faut pour cela, avant d’accéder aux guichets d’entrée donnant sur la Bagmati, se rendre devant la porte du temple par les jardins qui la précèdent, sur la gauche de la route qui mène à Pashupatinath.<br />
A côté du temple, si l’on reprend notre poste d’observation au bord de la rivière, se trouve un grand bâtiment blanc. Il s’agit d’un hospice, ou plutôt d’un mouroir, où les personnes âgées viennent passer leurs derniers jours plus proche du lieu saint où ils seront incinérés. Je ne sais pas si les personnes brûlées à Pashupatinath transitent systématiquement par ce mouroir, mais je n’ai jamais eu l’occasion d’observer un corps être apporté en procession comme c’est le cas à Varanasi.</p>
<p>Bien, c’est tout ce qu’il y a à dire (à ma connaissance) sur la rive droite de la Bagmati. Côté gauche, le décor change. Au bord de l’eau se trouvent toujours des marches mais pas de plateforme pour un quelconque bûcher. Plutôt, en haut des escaliers, se trouve un alignement de petits temples presque cubiques, ouverts de chaque côté et surmontés d’un toit blanc en pointe. Au centre de chacun de ces temples se trouve un Shiva lingam. Il s’agit d’une pierre, représentant le dieu bien connu, que beaucoup décrivent comme phallique.  Après quelques petites lectures sur le sujet j’aurais tendance à ne pas adhérer à cette idée que le lingam représente le sexe de Shiva où je ne sais quoi d’autre. Ca me semble être une interprétation un peu déformée d’occidentaux qui associent trop facilement Inde (on retrouve le symbole en Inde) et sexe, sans doute à cause du Kama Sutra, des statues érotiques sur certains temples, etc. Les Romains avaient leurs lupanars et sculptaient des femmes et hommes nus, et pourtant on n’associe pas le reste de leurs coutumes et croyances à des interprétations sexuelles. L’analogie est sans doute faible et je suis loin d’être un spécialiste en la matière, mais je pense qu’il ne faut voir dans le Shiva lingam qu’un symbole destiné à tourner les pensées de qui le voit vers Shiva, tout comme un Chrétien devant un crucifix pensera inévitablement à la passion du Christ. Qui plus est à la manière d’un iceberg, deux tiers du lingam sont censés être enterrés et représenter deux autres dieux.<br />
Pour en revenir aux temples qui abritent ces lingams, on en trouve une bonne dizaine alignée au bord de la Bagmati à côté du pont. Puis, en montant les escaliers vers le haut de la colline, on en découvre alors des dizaines d’autres. D’abord de chaque côté des marches, puis après l’escalier, où quelques temples de pierres et de bois se mêlent aux alignements parfaits de ces petits monuments. Le reste de l’espace est occupé par des arbres qui, plus loin, constituent une forêt peuplée de macaques sur les flancs de la colline qui redescend vers des zones moins urbanisées.<br />
Après un tour dans ce parc où les amoureux discutent et se bécotent sur les marches des temples qui font office de bancs publics, on se dirige vers la sortie pour se rendre à Bodnath.</p>
<p>Ce que j’aime dans ce quartier tibétain, c’est juste regarder, admirer. On y entre par une porte où il faut s’acquitter d’un paiement de 100 roupies, avant de laisser les yeux de Bouddha plonger sur soi, du haut de l’imposant stupa, autour duquel les maisons ont été construites en un grand cercle.<br />
Le stupa en lui-même est semblable à tout autre stupa, si ce n’est par son gigantisme et l’or étincelant qui recouvre la pyramide coiffant son dôme. Ce dernier est posé sur une base de plusieurs mètres de haut, sur laquelle on peut monter pour faire le tour du stupa. Enfin, le tout est cerclé d’une enceinte polygonale dans laquelle sont encastrés des dizaines de moulins à prière, que les bouddhistes viennent faire tourner en récitant des mantras ou en égrenant un chapelet. Tout au long de la journée, un grand mouvement se crée, un flot circulaire d’hommes et de femmes dont le centre est le stupa.<br />
On fera bien sûr notre tour avec Guillaume, plutôt deux fois qu’une, pour ensuite s’installer sur l’un des nombreux toits-terrasses afin de manger un peu tout en observant la foule qui, à cette heure, est principalement constituée de tibétains.</p>
<p>Le Soleil commence à se coucher derrière les yeux de Bouddha lorsque l’on repart vers chez Florence. En descendant, je découvre que Douglas Adams a publié une suite à Hitch Hiker’s Guide to the Galaxy. En réalité il s’agissait à l’origine d’une série radio dont certains épisodes ont été regroupés en quelques histoires qui se suivent. J’achète donc le livre, histoire de profiter des trois histoires supplémentaires qu’il offre.<br />
On rentre chez Florence, avec qui on part se promener durant la soirée dans son quartier, pour admirer les décors parant les maisons –des guirlandes de couleurs– à l’occasion de Tihar, fête de la lumière donnée en l’honneur de Lakshmi, déesse de la richesse. Dans la rue les jeunes et les moins jeunes jouent avec des pétards à tous les coins de rue, si bien qu’on se trouve dans un mélange de Noël et de 14 juillet.<br />
Le festival se passe en 5 jours. Aujourd’hui, les gens mettent des lumières à leur maison et des bougies devant leur porte pour attirer Lakshmi. On se promène au milieu des lumières et se régale d’une fleur de lotus en pâte feuilletée et de quelques friandises à base de pâte de lait (qui en fait ne me plaisent pas tellement, personnellement).<br />
De retour chez Florence, on discute du week-end qui commence demain. On comptait aller à Bhaktapur et Nagarkot en moto avec Guillaume, mais Florence nous propose de l’accompagner au Last Resort où elle rejoint Raju, proche de la frontière tibétaine. Après quelques estimations de budget, on opte pour le Last Resort. On va donc se coucher rapidement, car il y a quelques heures de route jusque là-bas et il faudra donc partir tôt.</p>

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		<title>Varanasi et le festival</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 16:02:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Lance</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.voyagephotographique.fr/voyage/inde/varanasi-festival/" title="Varanasi et le festival"><img src="http://www.voyagephotographique.fr/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/YapbThumbnailer.php?post_id=184&amp;w=180" width="180" height="119" alt="Varanasi et le festival" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" /></a><p><strong>26 septembre</strong></p>
<p>Je me lève pour être à 10h au rendez-vous établi la veille. Autant hier il faisait un peu lourd, mais le ciel couvert rendait les températures plus supportables, autant aujourd&#8217;hui, c&#8217;est l&#8217;étuve ! Le Soleil tape, et pour peu que le ventilateur s&#8217;arrête à cause d&#8217;une coupure de courant, je sens alors très rapidement la sueur perler à la surface de ma peau.<br />
Quand j&#8217;arrive au point de rendez-vous, les filles ne sont pas là. Je les retrouve donc directement à leur guesthouse. On part avec l&#8217;un des gars de la Ganga Yogi Lodge, qui nous emmène voir les fabrications de tissus. On ne voit pas grand chose, l&#8217;idée étant bien sûr de terminer par une boutique où tout achat donnera lieu à une commission. JE reste dehors en attendant mes trois compagnes. Assis sur le péron en face de moi, deux enfants jouent avec un &laquo;&nbsp;pétard&nbsp;&raquo; en papier. Quand ils s&#8217;en lassent, ils partent en laissant la feuille par terre. Je la récupère et leur fait un avion. Ils aiment bien. L&#8217;un des deux garçons fait alors un cerf-volant (simple carré) qu&#8217;il transforme en chapeau pointu, puis en bateau, et enfin en cocotte un peu loupée. De mon côté, je déchire une feuille de la lettre &laquo;&nbsp;Å&nbsp;&raquo; de mon carnet d&#8217;adresses et leur fais une grenouille. Ils jouent avec et ont l&#8217;air de bien l&#8217;aimer. Les filles sortent alors. Tout était trop cher, elles n&#8217;ont rien acheté. On part à Bread Of Life, une &laquo;&nbsp;German Bakery&nbsp;&raquo; où l&#8217;on peut manger quelques viennoiseries.<br />
Après un bon petit déjeuner, je les suis à Indica Books, une librairie où travaille un espagnol que l&#8217;on rencontre. On reste une vingtaine de minutes, puis elles doivent rentrer à leur guesthouse pour partir à l&#8217;aéroport. Elles me donnent leurs adresses email et on se dit au revoir, en se souhaitant bon voyage.</p>
<p>Je repars de mon côté, direction le Raga Café, que je n&#8217;ai cette fois aucune difficulté à trouver. J&#8217;y passe l&#8217;après-midi plus ou moins au frais, à écrire et profiter du wifi quand il y a du courant.<br />
Je pars vers 19h ou 20h après un dîner coréen, une espèce de porridge appelé &laquo;&nbsp;jook&nbsp;&raquo; qui est paraît-il très bon pour l&#8217;estomac.<br />
La température étant un peu plus basse, mon idée est de rentrer tranquillement à l&#8217;hôtel tout en profitant du festival, qui commence à s&#8217;activer. Les rues sont bondées de piétons, qui déambulent sous les guirlandes lumineuses, au son des musiques pop ou techno indiennes. Du moins c&#8217;est l&#8217;impression qu&#8217;elles me donnent, peut-être étaient-ce des musiques religieuses, mais j&#8217;en doute !<br />
Cà et là, des scènes faites de statues en papier mâché et peintes représentent Durga, entourée de Ganesha, Laxmi et d&#8217;un autre dieu dont je n&#8217;ai pas compris le nom. Au centre et en avant-plan, un guerrier brandissant une épée se tient sur un buffle (ou un taureau&#8230;) mort, menaçant un lion féroce. Le tout est très kitsch mais au fond, c&#8217;est indien <img src='http://www.voyagephotographique.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /><br />
Les gens se pressent devant ces statues et viennent y prier quelques minutes. Des cérémonies ont lieu de temps à autres, rythmées par des tambours et des cymbales. A l&#8217;une d&#8217;elles, je vois un prêtre manipuler une flamme devant les statues, puis l&#8217;apporter aux fidèles qui se signent après s&#8217;y être chauffé la main.<br />
Dans la rue, les odeurs de beignets frits sont entêtantes. Je me laisserais bien tenter mais je n&#8217;ai pas envie d&#8217;être malade. Je me promets donc de dîner en arrivant. Proche de l&#8217;hôtel, au pied duquel se trouve le deuxième burning ghat de la ville, des corps ont été apportés, fixés aux toits d&#8217;auto-rickshaws.<br />
Je monte au retaurant et commande un curry de pommes de terre et des veg. pakoras. Ceux-ci ne sont que des chapatis avec de vagues morceaux de légumes&#8230; rien comparé aux beignets que j&#8217;ai pu déguster au Népal ! Par contre, le curry est bon. Epicé juste comme il faut, c&#8217;est un vrai délice.</p>
<p>Par la fenêtre du restaurant, j&#8217;observe les crémations en contrebas. Je vois l&#8217;extinction d&#8217;un bûcher et un homme qui jette quelque chose sur les cendres. Il repart sans regarder derrière lui, comme je l&#8217;ai appris hier.<br />
Un peu plus tard, un corps arrive. Il est plongé dans le Gange plusieurs fois, puis le bois est amené. J&#8217;attends pour voir la suite, mais la préparation semble prendre beaucoup de temps, et je finis donc par retourner dans ma chambre. Demain, j&#8217;essaierai de sortir un peu de jour pour me promener dans les ruelles et sur les ghats.</p>

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		<title>Varanasi et le Raga Café</title>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.voyagephotographique.fr/voyage/inde/varanasi-raga-cafe/" title="Varanasi et le Raga Café"><img src="http://www.voyagephotographique.fr/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/YapbThumbnailer.php?post_id=180&amp;w=180" width="180" height="119" alt="Varanasi et le Raga Café" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" /></a><a href="http://www.voyagephotographique.fr/voyage/inde/varanasi-raga-cafe/" title="Varanasi et le Raga Café"><img src="http://www.voyagephotographique.fr/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/YapbThumbnailer.php?post_id=180&amp;w=180" width="180" height="119" alt="Varanasi et le Raga Café" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" /></a>25 septembre Il est 6h du matin quand je me réveille dans le train pour Varanasi. Ballotté par les secousses du wagon, je dors de manière irrégulière, craignant aussi de manquer l&#8217;arrêt à Varanasi. Bien que j&#8217;aie mis un réveil à 12h, 20 minutes avant l&#8217;heure d&#8217;arrivée annoncée, je saute une fois de ma couchette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.voyagephotographique.fr/voyage/inde/varanasi-raga-cafe/" title="Varanasi et le Raga Café"><img src="http://www.voyagephotographique.fr/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/YapbThumbnailer.php?post_id=180&amp;w=180" width="180" height="119" alt="Varanasi et le Raga Café" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" /></a><p><strong>25 septembre</strong></p>
<p>Il est 6h du matin quand je me réveille dans le train pour Varanasi. Ballotté par les secousses du wagon, je dors de manière irrégulière, craignant aussi de manquer l&#8217;arrêt à Varanasi. Bien que j&#8217;aie mis un réveil à 12h, 20 minutes avant l&#8217;heure d&#8217;arrivée annoncée, je saute une fois de ma couchette pour me précipiter à la porte, persuadé que l&#8217;on vient d&#8217;arriver à destination. Par la fenêtre, je ne vois que la campagne qui défile. Le train n&#8217;est même pas arrêté ! Je remonte me coucher et vérifie l&#8217;heure : 9h30&#8230;<br />
Au final, on arrive vers 13h. Il fait chaud, lourd même. Beaucoup de monde se presse sur les quais. Je trouve la personne de l&#8217;agence de tourisme qui m&#8217;attend et nous partons vers son bureau, en compagnie de Juan, un espagnol qui lui aussi se balade en solitaire. On discute, et il m&#8217;invite à le retrouver au Raga Café vers 15h, où il a rendez-vous avec trois espagnoles rencontrées dans le train. Chouette idée !</p>
<p>Après un court passage au bureau de l&#8217;agence pour savoir à quel hôtel nous serons logés, on s&#8217;arrête prendre un Chai dans un petit restaurant. En sortant, le ciel s&#8217;est fortement assombri, on se croirait en fin de journée. Il ne tarde pas à pleuvoir violemment. Les nuages se déplacent à une vitesse étonnante. En quelques minutes, les rues sont inondées, les gens ont de l&#8217;eau jusqu&#8217;aux chevilles. Le chauffeur dépose Juan à son hôtel, puis m&#8217;emmène au mien, au Sud de la ville, juste à côté des ghats. Enfin, de quelques ghats, car il y en a presque une centaine le long du Gange !<br />
J&#8217;arrive à l&#8217;hôtel vers 15h30, prends une douche et sors. Sans autre chose que mes paiers et mes sous, car j&#8217;ai envie de faire une petite &laquo;&nbsp;pause&nbsp;&raquo; photo, de découvrir la ville avec mes yeux sans être encombré. Juan m&#8217;avait dit  que le Raga Café devrait être proche de mon hôtel, mais personne ne connaît ce nom. Je décide de le chercher un peu au hasard, en demandant de temps en temps à des passants. Je me rends vite compte qu&#8217;il me faudra une sacrée chance pour tomber dessus. En effet, au bord des ghats se déroule un gigantesque labyrinthe de rues toutes aussi étroites les unes que les autres. Tentaculaire, c&#8217;est le mot. J&#8217;y perds mon sens de l&#8217;orientation. Je tourne à droite, à gauche, complètement au hasard, cherchant une enseigne que je ne trouve pas. Je finis par tomber sur la rue principale, artère d&#8217;où démarre le dédale. Quelques restaurants que j&#8217;avais vus dans le Lonely Planet sont proches. J&#8217;y demande mon chemin, mais personne ne sait m&#8217;aider. Je repère alors un cyber-café, d&#8217;où je cherche rapidement sur Google. Ironie de situation : le premier et seul résultat potable pour &laquo;&nbsp;Ragga Café Bénarès&nbsp;&raquo; se trouve être le blog créé par Hélène, Cécile et Milou l&#8217;an dernier pour leur voyage !<br />
J&#8217;appelle alors Hélène, mais elle ne saurait plus me dire l&#8217;endroit exact. Je repars avec deux informations : c&#8217;est un restaurant coréen, au bord d&#8217;un burning ghat. Mais à ce moment, je pensais que tous les ghats servaient aux crémations. Je continue donc mes recherches au hasard en marchant le long du Gange. Je tombe sur un Japonais qui était juste en face de moi dans le train. Je lui demande s&#8217;il connaît le Raga Café, et c&#8217;est un indien qui me répond. &laquo;&nbsp;A korean restaurant ? It&#8217;s close to Manikarnika Ghat !&nbsp;&raquo;. C&#8217;est reparti ! Je n&#8217;ai pas bien saisi le nom du ghat, mais je viens de comprendre qu&#8217;il n&#8217;y a que peu de burning ghats. Je me replonge dans les petites rues, ignorant ou refusant les propositions des marchands de visiter leurs boutiques. Au passage, j&#8217;en prends plein la vue. Aux boutiques et petites habitations se mélangent des échoppes de Chai et, parfois, des petits temples colorés. Sur les murs sont peintes des indications de direction pour des restaurants, des guesthouses, des cours de Yoga&#8230; mais nulle part je ne vois de Raga Café !<br />
Je croise des touristes à qui je repose toujours la même question, mais rien. Mince, pourtant celui-ci avait des dreds ! Je trouve enfin un indien qui connaît, et qui me redonne le nom du ghat. Cette fois je l&#8217;ai bien en tête et de rue en rue, de question en question, je trouve des indications qui me mènent sur la bonne route. Quelques minutes plus tard, je monte les escaliers du fameux restaurant coréen, en espérant que les espagnols seront toujours là. Il est 17h. Dans la petite salle couverte de paillasses fines et meublée de tables basses, se trouvent deux coréens, un indien et trois européennes.<br />
&laquo;&nbsp;Excuse me, are you Spanish ?&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Yes !&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Are you waiting for Juan ?&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Yes !&nbsp;&raquo; Aussi simple que ça. Je retire mes chaussures et m&#8217;installe à côté d&#8217;elles en leur expliquant la situation et que Juan m&#8217;avait invité à les rejoindre. Mais aucune nouvelle de Juan, que l&#8217;on attend jusqu&#8217;à 19h sans succès. Pendant ce temps, je fais la connaissance de Rebeca, Laura et Esperenza (&laquo;&nbsp;Espe&nbsp;&raquo;). Toutes trois travaillent dans une agence de croisières, et se sont pris des vacances en Inde, qu&#8217;elles découvrent de ville en ville.</p>
<p>A 19h10, on descend au burning ghat pour observer les crémations. Il fait nuit et il n&#8217;y a pas d&#8217;électricité, ce qui rend l&#8217;ambiance un peu plus mystique. Ici, les processions funèbres apportant les défunts pour être incinérés sont très régulières. Elles passent juste sous les fenêtres du Raga Café, et en deux heures on a dû en voir une bonne dizaine. Mais on ne peut pas s&#8217;approcher des bûchers, ce qui se comprend. Un indien un peu à l&#8217;écart, sur le toit d&#8217;un bâtiment vide qui surplombe le ghat. Là, il nous explique les traditions funéraires Hindous. Je n&#8217;ai pas tout retenu car c&#8217;est un peu complexe, mais voici l&#8217;essentiel : le corps est apporté sur un brancard de bambou, dans un linceul blanc recouvert de tissus colorés (orange principalement) et brodés de fils dorés. Dès son arrivée, le corps est plongé dans l&#8217;eau du Gange pour être purifié. Puis le bois pour le bûcher est apporté. La famille devra le payer au kilo, sachant qu&#8217;environ 200kg de bois sont nécessaires. Notre guide improvisé ne manquera pas de nous donner le prix exact d&#8217;un kilo de bois de banyan (250 Rps) et d&#8217;un kilo de bois de santal, plus précieux (650 Rps).<br />
Quand le feu est prêt, on met le corps à brûler avec une poudre qui évitera les mauvaises odeurs dues aux poils et cheveux. Le corps brûle plusieurs heures. Pendant l&#8217;incinération, le crâne du défunt est brisé, pour permettre à l&#8217;âme de s&#8217;échapper. A la fin, il y a tout un rituel que je n&#8217;ai pas entièrement saisi, qui consiste à éteindre le feu avec l&#8217;eau du Gagne puis à jeter par-dessus son épaule le récipient qui y a servi (je crois). Enfin la famille part, sans regarder en arrière afin de laisser l&#8217;âme partir en paix. Quand je dis la famille, il ne s&#8217;agit que des membres masculins. Les femmes ne viennent pas à la crémation, à cause il me semble de l&#8217;action de Sati, déesse qui s&#8217;était jetée dans le bûcher de son mari décédé.<br />
Enfin, quatre &laquo;&nbsp;types&nbsp;&raquo; de corps ne sont jamais brûlés : les enfants, car ils sont encore purs et semblables à des fleurs. Qui jèterait une fleur au feu ? Les femmes enceintes, pour la même raison. Les lépreux, car en les brûlant on libèrerait des bactéries qui infecterait la famille. Et enfin les animaux qui, eux aussi, sont considérés comme purs. Tous ces corps sont jetés dans le Gange, lestés de pierres. Quand les pierres se détachent, il arrive que les corps remontent à la surface et flottent, au gré du courant&#8230;</p>
<p>Forts de toutes ces informations, nous redescendons. Au premier étage, notre interlocuteur nous arrête et nous présente un prêtre. La pièce est vide, éclairée par une unique bougie au centre. Le prêtre, très maigre, n&#8217;est habillé que d&#8217;un pagne orange. Il s&#8217;assied en tailleur devant la bougie. L&#8217;autre indien nous explique qu&#8217;il faut nous présenter à lui, qu&#8217;il nous &laquo;&nbsp;bénira&nbsp;&raquo; et qu&#8217;il faudra ensuite annoncer une donation en nombre de kilos de bois, pour aider à payer les 200kg nécessaires. Pour qui, on ne sait pas. Je fais la remarque que s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une donation, on ne donne que si on a envie et on donne ce qu&#8217;on veut (car un nombre de kilos implique un minimum de 250 roupies). Il le prend très mal et se fait limite menaçant, commençant à nous dire qu&#8217;il vient de passer du temps à nous expliquer beaucoup de choses&#8230; ce qu&#8217;il avait annoncé comme gratuit !<br />
Rebeca dit qu&#8217;elle n&#8217;a pas d&#8217;argent, ce à quoi il répond qu&#8217;on peut utiliser une carte bancaire. La blague ! Avant ça, le prêtre l&#8217;avait signée au front en disant quelque chose comme &laquo;&nbsp;je te bénis, au nom de Dieu, &#8230;&nbsp;&raquo;. cherchez l&#8217;erreur&#8230;<br />
Le peu d&#8217;Espagnol que je connais me sert à enjoindre les filles à partir et à ne rien donner, car elles semblent vouloir &laquo;&nbsp;régler&nbsp;&raquo; le conflit autour de cette donation frauduleuse. L&#8217;indien nous dit que nous ne somme pas respectueux&#8230; c&#8217;est lui qui le dit !<br />
On s&#8217;en va sans regret, un peu retournés par l&#8217;ambiance glauque qui s&#8217;était installée.</p>
<p>De retour sur la rue principale, on se promène puis s&#8217;arrête au Zee Restaurant, situé sur le toit de la guesthouse du même nom, où l&#8217;on trouve un peu de calme après avoir été harcelé par nombre de conducteurs de rickshaws. Le serveur a un visage très doux, aux traits beaucoup plus orientaux qu&#8217;indiens, et il est d&#8217;une gentillesse remarquable. Il nous apprendra à la fin du repas qu&#8217;il est népalais. Ca ne m&#8217;étonne pas, et ça me donne encore plus envie d&#8217;être bientôt au Népal, pays voisin mais tellement différent !<br />
Il me laisse un papier où il écrit :<br />
<strong>N</strong>ever<br />
<strong>E</strong>nd<br />
<strong>P</strong>eace<br />
<strong>A</strong>nd<br />
<strong>L</strong>ove<br />
C&#8217;est selon lui, la signification du nom de son pays. Je garde le papier précieusement.<br />
Après cette bonne soirée, on rentre à nos hôtels respectifs. Je raccompagne les filles, qui ne se souviennent plus du nom exact de leur lodge. Elles ont été emmenées à la Ganga Yogi Lodge au lieu de la Yogi Lodge, entourloupe courante à Varanasi (n&#8217;est-ce pas <img src='http://www.voyagephotographique.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> ).<br />
Au final, la Ganga Yogi Lodge est juste à côté de mon hôtel. On s&#8217;y donne donc rendez-vous le lendemain à 10h, pour petit déjeuner ensemble avant leur vol pour Delhi.<br />
Il est minuit quand j&#8217;arrive dans ma chambre. Je passe un heure à écrire pour tenter de rattrapper mon retard, puis me couche.</p>

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		<title>Rajasthan #7 : Henné à Pushkar</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 14:40:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Lance</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.voyagephotographique.fr/voyage/inde/rajasthan-7-henne-a-pushkar/" title="Rajasthan #7 : Henné à Pushkar"><img src="http://www.voyagephotographique.fr/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/YapbThumbnailer.php?post_id=154&amp;w=180" width="180" height="60" alt="Rajasthan #7 : Henné à Pushkar" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" /></a><a href="http://www.voyagephotographique.fr/voyage/inde/rajasthan-7-henne-a-pushkar/" title="Rajasthan #7 : Henné à Pushkar"><img src="http://www.voyagephotographique.fr/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/YapbThumbnailer.php?post_id=154&amp;w=180" width="180" height="60" alt="Rajasthan #7 : Henné à Pushkar" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" /></a>19 septembre Le réveil est difficile&#8230; à 5h45, je monte sur le toit du vieil haveli. Je ne peux m&#8217;empêcher de repenser aux histoires de fantômes d&#8217;hier, mais aucun ne vient me déranger Arrivé sur le toit, je regarde le Soleil se lever doucement sur Jodhpur. C&#8217;est moins joli que dans le désert, mais c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<a href="http://www.voyagephotographique.fr/voyage/inde/rajasthan-7-henne-a-pushkar/" title="Rajasthan #7 : Henné à Pushkar"><img src="http://www.voyagephotographique.fr/wp-content/plugins/yet-another-photoblog/YapbThumbnailer.php?post_id=154&amp;w=180" width="180" height="60" alt="Rajasthan #7 : Henné à Pushkar" style="float:left;padding:0 10px 10px 0;" /></a><p><strong>19 septembre</strong></p>
<p>Le réveil est difficile&#8230; à 5h45, je monte sur le toit du vieil haveli. Je ne peux m&#8217;empêcher de repenser aux histoires de fantômes d&#8217;hier, mais aucun ne vient me déranger <img src='http://www.voyagephotographique.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /><br />
Arrivé sur le toit, je regarde le Soleil se lever doucement sur Jodhpur. C&#8217;est moins joli que dans le désert, mais c&#8217;est intéressant de voir et d&#8217;entendre la ville se réveiller. Petit à petit, les klaxons se font plus présents et plus proches, aussi. Les oiseaux se mettent à cahnter, et les écureuils à piailler.<br />
Au bout d&#8217;un moment, je me rends compte que la plupart des familles des maisons voisines ont dormi sir leur toit. A cause de la chaleur étouffante à l&#8217;intérieur, j&#8217;imagine&#8230; Tout ce petit monde s&#8217;éveille peu à peu et se lève, la lumière se faisant plus intense. En contrebas, j&#8217;aperçois Sandeep qui dort sur le toit de la partie récente de l&#8217;hôtel. Il se retourne et se cache dans son drap, mais le Soleil finit par l&#8217;en déloger. Un gros disque rouge se dessine à l&#8217;horizon. Il monte très rapidement de quelques degrés, puis ralentit sa course. Le matin est là. Je rentre somnoler dans ma chambre après un petit déjeuner rapide, puis Sandeep vient me chercher pour partir. Au &laquo;&nbsp;check-out&nbsp;&raquo;, l&#8217;hôtel essaie de me faire payer le petit-déjeuner. Le serveur avait déjà essayé plus tôt. Je refuse catégoriquement. On me dit que j&#8217;ai pris une &laquo;&nbsp;extra omelette&nbsp;&raquo; que je dois payer&#8230; comme je ne décampe pas de ma position, le, le réceptioniste passe un coup de téléphone. Et, finalement, &laquo;&nbsp;it&#8217;s fine&nbsp;&raquo; !</p>
<p>Départ pour Pushkar donc. La route n&#8217;est pas trop longue mais vraiment mauvaise. Sur le chemin, je me remémore tous ces enfants que j&#8217;ai pu croiser, leur plaisir d&#8217;être pris en photo , leur rengaine incessante aussi : &laquo;&nbsp;School pen ?&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;chocolate ?&nbsp;&raquo;&#8230; Mais surtout l&#8217;insouciance, la joie malgré une vie qui ne doit pas être facile, et les sourires. Une chanson de Michel Fugain (merci les parents <img src='http://www.voyagephotographique.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> ) me revient alors en tête, une partie du refrain en particulier : &laquo;&nbsp;Ce sourire-là, il dit toi qui me vois, ne m&#8217;oublie pas&nbsp;&raquo;. C&#8217;est une jolie chanson qui vaut la peine d&#8217;être écoutée je pense !<br />
On arrive à Pushkar vers 10h30. Je prends le temps de me reposer un peu et d&#8217;écrire, puis je sors. Sandeep m&#8217;attrape avant la sortie et me dit de laisser ma sacoche et mon passeport dans ma chambre, de ne prendre qu&#8217;un peu d&#8217;argent dans ma poche. Il m&#8217;explique qu&#8217;à Pushkar, des prêtres m&#8217;accosteront dans la rue en m&#8217;offrant des fleurs. Si j&#8217;accepte la fleur, ils m&#8217;emmèneront au bord du lac pour réciter des prières pour ma famille, mes mais, mon chien, mon poisson rouge (j&#8217;extrapole un peu&#8230;) et me feront payer pour chacune de ces personnes. Et apparemment, le &laquo;&nbsp;good luck&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;good karma&nbsp;&raquo;, ça vaut cher de notre temps ! Je crois que ça rappellera des souvenirs à certaines <img src='http://www.voyagephotographique.fr/wp-includes/images/smilies/icon_razz.gif' alt=':P' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Je suis donc son conseil. Pas loin de l&#8217;hôtel, un homme m&#8217;interpelle et m&#8217;invite à &laquo;&nbsp;regarder&nbsp;&raquo; son beau restaurant, côté jardin. Comme il insiste beaucoup je daigne faire quelques pas vers l&#8217;intérieur pour rapidement lui dire que je ne suis pas intéresser par boire un verre. Il me dit alors qu&#8217;il est brahmani, qu&#8217;on peut aller au lac pour&#8230;. Non merci ! Je lui tourne le dos et m&#8217;en vais. Il tente alors un &laquo;&nbsp;good karma&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;show me your passeport&nbsp;&raquo;, en vain. A ses différents essais pour me retenir, je lui dis que j&#8217;ai tout ce qu&#8217;il me faut en matière de chance, femme, karma, et que je n&#8217;ai pas mon passeport. Sandeep savait de quoi il parlait !<br />
Je continue ma route, vais un peu au bord du lac. Dommage, il est vide et peuplé de pelleteuses et de tracteurs chargés de le creuser un peu&#8230; du coup, ça n&#8217;a pas trop de charme ! Mais les ghats, matérialisés par des escaliers descendant jusqu&#8217;à l&#8217;eau –quand il y en a– valent la peine d&#8217;être vus. Je pensais que les ghats étaient les lieux de crémation des hindous défunts. En réalité, &laquo;&nbsp;ghat&nbsp;&raquo; signifie tout simplement &laquo;&nbsp;berge&nbsp;&raquo;. Ils ont toutefois  un rôle religieux. Les &laquo;&nbsp;bathing ghats&nbsp;&raquo; servent à se baigner dans l&#8217;eau sacrée, les &laquo;&nbsp;burning ghats&nbsp;&raquo; servent à la crémation et d&#8217;une manière générale, les cendres des défunts sont dispersées depuis les ghats dans les lacs ou fleuves sacrés. Lorsqu&#8217;il n&#8217;y a pas de &laquo;&nbsp;burning ghat&nbsp;&raquo;, les corps sont brûlés au cimetière ou, si j&#8217;ai bien compris, sont emmenés à différentes destinations où ils peuvent être incinérés.</p>
<p>Après une petite pause devant le lac, je continue ma promenade dans le marché de Pushkar et les rues avoisinantes. Je tombe par hasard devant le &laquo;&nbsp;Pink Floyd Cafe&nbsp;&raquo;, dont je crois qu&#8217;on m&#8217;avait parlé au Népal. Je poursuis mon chemin, espérant trouver Arnaud et Max pour passer une soirée autour d&#8217;un verre, sans succès. Je me dirige vers l&#8217;extérieur de Pushkar, vers ce qui semble être le désert aride et calme. Je me fais arrêter par un groupe de femmes et d&#8217;enfants qui me proposent d&#8217;aller boire un verre pour bavarder. Je refuse, leur disant que je vais dans la direction opposée. Elles me réclament alors une photo et me proposent de discuter à l&#8217;ombre, à même le sol. Ca me smeble être un meilleur compromis, et je me dis qu&#8217;enfin je vais pouvoir avoir une vraie discussion, avec des indiennes qui plus est.<br />
On fait les présentations. Elles sont de Jaisalmer, et vivent dans un camp en dehors de Pushkar. Des &laquo;&nbsp;gipsies&nbsp;&raquo;. A peine assis, Shanti attrape ma main droite et regarde ma paume. Je m&#8217;attends à de la voyance, mais non. Elle commence à y déposer du henné. Indira, assis à côté d&#8217;elle, attrape ma main gauche. Je les arrête et les préviens que je ne donnerai pas d&#8217;argent. C&#8217;est bon me disent-elles, après on pourra acheter de quoi faire des Chapatis et partager&#8230; OK, je leur laisse cette chance, prenant le risque en espérant pouvoir avoir l&#8217;occasion de passer un moment intéressant. Seule Shanti poursuit son travail au henné, puis me dit d&#8217;attendre que ça sèche avant de l&#8217;enlever. Pendant cette attente, la discussion est plutôt plate&#8230; comme je sais que le henné s&#8217;efface plus vite si on le laisse moins longtemps, je demande rapidement à l&#8217;enlever. Après ça, l&#8217;une des femmes me dit qu&#8217;on peut aller chercher de quoi faire des chapatis et manger ensemble dans sa tente. Elle m&#8217;explique que je peux lui donner l&#8217;argent pour profiter des prix indiens, car le commerçant essaierait de me faire un prix &laquo;&nbsp;gonflé&nbsp;&raquo;. Sur quoi Indira enchaîne en me demandant de leur donner 1000 roupies pour acheter la préparation pour tout le monde. Pour information, un chapati en restaurant doit coûter dans les 20 roupies pièce&#8230; Je leur dis que je ne leur donnerai jamais tout cet argent et que j&#8217;avais de toute façon annoncé que je ne donnerais rien. La somme demandée tombe à 200 ou 300 roupies. Puis elles me proposent de venir avec elles, comme ça je paierai directement. J&#8217;accepte et l&#8217;on se met en route vers Pushkar. Je les suis d&#8217;abord, puis les dépasse tout en ne m&#8217;éloignant pas trop. A l&#8217;approche d&#8217;une intersection, j&#8217;accélère un peu le pas et prends le chemin de l&#8217;hôtel. Une des femmes m&#8217;appelle puis, comme je ne me retourne pas, me court après.. Ca fait rire quelques personnes. Elle me dit que ce n&#8217;est pas le bon chemin, ce à quoi je lui réponds que pour eux, tout est question d&#8217;argent et que ça me rend malade. JE m&#8217;en débarasse un peu plus loin, n&#8217;ayant pas envie d&#8217;être suivi jusqu&#8217;à l&#8217;hôtel. Réellement désabusé et dégoûté de tout ça, je ne trouve rien de mieux à faire que de dormir quelques heures, après avoir passé un peu de temps sur internet pour discuter et me changer les idées. Au comptoir, deux Anglaises semblent elles aussi avoir eu des soucis. Elles veulent récupérer de l&#8217;argent après une sortie en chameau qui, de ce que je comprends, leur a coûté plus de 2000 roupies chacune !<br />
&laquo;&nbsp;Fucking shit country&nbsp;&raquo;, sort l&#8217;une d&#8217;elle. Ca m&#8217;amuse mais au fond, à ce moment là, je suis plutôt d&#8217;accord avec elle.</p>
<p>Je les retrouve toutes les deux sur le toit de l&#8217;hôtel vers 19h, après ma &laquo;&nbsp;sieste&nbsp;&raquo;&#8230; Emma et Camilla, 20 et 19 ans, étudiantes en Sciences du Sport et en Zoologie. La discussion s&#8217;installe rapidement, on se raconte nos déboires de la journée, parle de nos différents voyages, etc.<br />
Rapidement, deux anglais nous rejoignent. James et John. Ils sont un peu dans leur coin au début, puis on est finalement tous à la même table à discuter. Avec leur accent très &laquo;&nbsp;british&nbsp;&raquo;, j&#8217;ai un peu de mal à suivre lorsqu&#8217;ils discutent entre eux&#8230; Mais on passe une bonne soirée, c&#8217;est l&#8217;essentiel ! Au bout d&#8217;un moment, James par chercher des cartes. En quelques heures, on joue à différents jeux. C&#8217;est détendant. Les soucis de la journée, une fois de plus, s&#8217;effacent. Vers minuit, on part se coucher et se dit à demain pour le petit déjeuner. Eux partiront, chacun de leur côté, pour Udaipur. Moi, il me reste encore une journée et une nuit à passer ici.</p>

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