1er octobre
Journée des plus calmes. Je me lève à 10h. Dehors, il pleut. Aucune trace de notre chère étoile.
Je décide de reporter à demain ma visite à la tombe de Mère Teresa, car vu l’état du ciel la plus ne va pas s’arrêter de si tôt.
Je mets en ligne ma « recette » d’une douche en Inde, qui me trotte dans la tête depuis Jaipur… mais qui a vraiment pris plus de sens ce matin. Jusque là, les températures ambiantes rendaient les douches froides à peine dérangeantes au matin, et indispensables en fin de journée ! Mais ici, le climat est vraiment plus doux.
Je discute avec Hélène qui me propose de profiter du mauvais temps pour bouquiner ou écrire. Je mets l’idée à exécution en allant flâner dans la bouquinerie où j’ai acheté mes carnets hier. J’y trouve un exemplaire de Foundation d’Isaac Asimov, un peu passé mais qui a l’air neuf. Le papier est juste un peu jauni. Encore un grand classique que je n’ai jamais pris le temps de lire ! J’y passe ma journée, de 13h30 à 20h, et n’en suis pas déçu. Dommage que le libraire n’ai pas le deuxième tome !
La musique qui a accompagné ma lecture a été celle de la rue. Les moteurs et klaxons des voitures en majeure partie, avec un refrain ponctué de la cloche du petit temple en face de ma fenêtre. quelques motos plus bruyantes que d’autrse viennent meubler cette magnifique symphonie où, reconnaissables entre toutes, les Royal Enfield jouent les basses. Les cymbales quant à elles, s’activent le matin ou en soirée principalement, sous la forme de gosses faisant claquer leurs exaspérants pistolets à pétards !
Enfin, de temps en temps, un soliste d’une mosquée voisine, ou alors par l’intermédiaire de haut-parleurs dans la rue, ajoute un peu de mélodie –bienvenue !– à tout cela.
Je passe le reste de ma soirée à prendre un petit dîner au Blue Sky Café et à résumer mes journées d’hier et d’aujourd’hui.
J’espère que demain, le temps sera plus propice à quelques errances urbaines.
