26 octobre
C’est ce matin que la course commence ! On est le 26, à Katmandou, et il faut que l’on soit à Varanasi, en Inde, le 30 au grand maximum. Il faut pour ça aller jusqu’à Pokhara, à l’Ouest, d’où on pourra rejoindre la frontière indienne. De là, on devrait pouvoir trouver un trajet direct pour Varanasi. Si tout se déroule correctement, on peut y être le 28 au matin ou au soir. Ca laisse une petite marge d’erreur.
C’est un peu dommage de devoir courir comme ça, surtout que Pokhara vaut vraiment le détour. Mais on estime avoir tout de même bien profité de notre séjour dans le temps qu’on avait. Pour ma part j’ai déjà un peu vu Pokhara l’an dernier, et je pense que Guillaume ne sera pas sans revenir au Népal ! On encaisse donc les sept heures de bus, dans un confort jusque là inégalé ! Une fois arrivé, on achète immédiatement un billet pour la frontière pour demain matin. On prend un taxi jusqu’au centre. Un Népalais est avec nous et essaye de nous faire venir dans sa guesthouse. C’est la sienne, nous explique-t-il, il n’y a donc pas d’histoire de commission. Malheureusement pour lui, j’avais prévu de retourner à la Butterfly Lodge, où je sais qu’on aura bon accueil et confort. De plus, les bénéfices de la guesthouse vont à un programme d’aide aux enfants népalais, sur le plan scolaire, sanitaire, etc. Ca me va donc très bien de marcher un peu plus quand le gars, qui a déchiré sa carte de visite dans un élan de vexation, fait arrêter le taxi plus tôt que prévu, nous disant qu’on est dans le centre.
On sort se balader après avoir déposé nos affaires à la Butterfly Lodge. On est juste à côté du lac Phewa, un grand lac entouré de basses montagnes qui fait toute la beauté de ce quartier de Pokhara, étonnamment appelé Lake Side. Il est malheureusement un peu tard pour s’aventurer trop loin, et on longe donc la berge en restant du côté des habitations. Ou plutôt des hôtels et restaurants…
Arrivés à la fin de la promenade que l’on suivait, on reprend la route qui passe au milieu des magasins en tout genre, d’agences de voyages, de restaurants, etc. On s’arrête dans quelques uns pour jeter un œil aux bibelots, puis on prend un verre à l’Amsterdam Café. Le bar est vide à cette heure, mais l’ambiance doit être sympa le soir ! Comme on a du temps à tuer, on se fait quelques parties de billard. L’un des serveurs finit par me défier. Je me défends pas trop mal, et perds de peu ! Je refais quelques parties avec Guillaume puis on continue à remonter la rue. On s’arrête un moment dans un magasin de musique, où je teste leurs didgeridoos. Certains sont très médiocres, mais d’autres plutôt intéressants. C’est juste un peu cher et impossible à rapporter…
Guillaume de son côté joue un peu de guitare, puis on repart.
On dîne dans un restaurant où je me régale d’une pièce de bœuf en sauce accompagnée d’une purée maison. Ca vaut un restaurant français, si ce n’est que la viande est un peu trop cuite pour être appelée « saignante ».
Après le dîner, on fouine dans quelques librairies puis on rentre à la guesthouse. La douche est chaude et le jet bien large… ça faisait longtemps ! On se couche tôt, pour encore se lever vers 5h demain !
