Un train slovaque, la nuit

Bratislava, mardi 13 septembre, 23h et des poussières…. notre train démarre son périple. Comme je l’ai dit dans le billet précédent, nous partons vers Dedinky en train de nuit mais sans couchette, dans un compartiment de 4 places assises.
Le petit jeu de la nuit : sortir du train à 4h23 à Margecany (marguétsani), pour en prendre un autre aux environs de 5h pour Dedinky.

Je commence par lire une petite heure… un excellent livre qui s’appelle Les Passagères du Paragon, par un écrivain qui démarre et que je ne saurais que vous conseiller : Guillaume Dalaudier.
Oui, c’est un ami… je te fais de la pub Guillaume c’est gratos ! En attendant le livre est vraiment bien, alors aidez-le à se faire connaître en allant par ici :)
Comme cela fera bientôt une quinzaine d’heures que nous serons éveillés,  j’avoue que la fatigue me gagne. Je m’endors donc, de la musique sur les oreilles pour masquer le bruit du train.

J’ai mis une alarme à 4h pour que nous nous préparions à sortir. Entre temps, je cherche une position pas trop inconfortable pour essayer de dormir. Je me réveille régulièrement, me rendors, somnole… jusqu’à l’heure critique.
D’un léger coup de pied je m’assure qu’Hélène a noté l’heure. Elle me fait « oui » de la tête… puis me réveille en sursaut 20 minutes plus tard !
Le train est arrêté, il faut descendre ! Je cours pieds nus dans le couloir, mes chaussures et un sac à la main. Je regarde par la fenêtre du train et ne vois qu’un train de marchandises et quelques lampadaires vaguement allumés. Pas de quai, pas de gare en vue.

Le train repart. Nous devions être arrêtés brièvement avant d’entrer en gare, me suis-je dit. Belle erreur… par la fenêtre, j’aperçois le signe « Margecany » s’éloigner. Cette gare, tout comme son village, est perdue au milieu de nulle part et il faut croire que la nuit, ils économisent l’électricité.
Induits en erreur par l’absence d’annonce sonore et l’absence de gare éclairée, nous voilà repartis pour Košice, notre prochaine étape.
Après un réveil en sursaut et une nuit aussi courte et désagréable, ça ne met pas franchement de bonne humeur. Mais heureusement les contrôleurs à bord sont aimables et nous aident. Ils nous disent de descendre à Košice et de reprendre le même train en sens inverse pour rejoindre Margecany à nouveau.

C’est la seule route qui existe, mais le train suivant sera à 12h07… et nous arriverons dans la ville avant 6h !
Nous n’avons pas le choix… reste à savoir ce que nous allons faire de cette nouvelle donne. En attendant, un conseil si vous prenez le train en Slovaquie : quoi que vous voyiez dehors, si le train est arrêté et qu’il est l’heure de votre correspondance, descendez !

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